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Gaby
Recorded Butterflies

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1 Recorded Butterflies
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2 A Little Pain - Olivia Lufkin inspi Reira
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MP3 : Recorded Butterflies (2008)

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  • Titre : Recorded Butterflies
  • Année : 2008

Paroles :

Au crépuscule, les papillons conservés
Sortent furtivement du placard.
Les souvenirs sont trop bons et cruels,
Ils volent silencieusement la magie.
De mon point de vue,
Ce n'est qu'un rêve duquel je ne peux me réveiller.

Reste avec moi ce soir,
Pour que ces larmes puissent briller dans le ciel.
Reste avec moi ce soir,
Les gouttes de diamant qui tombent
Reflètent mes yeux.

Je l'ai enterrée dans mon jardin,
Je l'ai couverte de branches et de feuilles,
Mais la souffrance que j'ai cachée crie toujours.
Des avalanches roses se déchaînent
Et scellent mes paupières.
Mon coeur est gelé pour toujours.

Reste avec moi ce soir,
Les étoiles filantes brûlantes glissent dans les ténèbres.
Reste avec moi ce soir,
Rappelle-moi comment rester dans la lumière.
Etreins-moi.

Reste avec moi ce soir,
Si je suis avec toi, ça continue à battre même sous la pluie.

Reste avec moi ce soir,
Pour que ces larmes puissent briller dans le ciel.
Reste avec moi ce soir,
Les gouttes de diamant qui tombent
Reflètent mes yeux.

Reste avec moi ce soir,
Les étoiles filantes brûlantes glissent dans les ténèbres.
Reste avec moi ce soir,
Rappelle-moi comment rester dans la lumière.
Etreins-moi.



GaBy
Recorded Butterflies (2008)

# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:40

Modifié le dimanche 01 mars 2009 11:10

MP3 : A Little Pain - Olivia Lufkin inspi Reira (2008)

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  • Titre : A Little Pain - Olivia Lufkin inspi Reira
  • Année : 2008
A Little Pain - Olivia Lufkin inspi Reira (2008)
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# Posté le samedi 08 novembre 2008 12:18

Modifié le samedi 15 novembre 2008 19:57

chapitre 1

Chapitre 1


Un après-midi d'octobre, assis sur un banc dans un vieux cimetière, je pense à elle.
Le cimetière n'est pas très grand, il est à peu près comme tout les autres cimetières du monde, mais curieusement, il n'y a que dans celui là que je trouve la paix. En effet, je n'ai, ici, ni peurs ni angoisses pourtant je ne m'y sens pas pour autant en parfaite sécurité et encore moins rassuré.
Pourtant, il n'y a qu'en ce lieu que je trouve ce calme, cette sérénité dont je me nourris pour vivre pleinement chaque jour de ma vie.
Il n'y a ni le tumulte de la ville avec ses bars, ses voitures, sa pollution, sa surpopulation, ses égouts, son vacarme...
Peut-être trouvez-vous ça étrange mais je me sens mieux ici que dans une église. J'ai besoin d'air frai constamment pour pouvoir respirer et réfléchir.
Dans ma tête se bouscule différente mélodies de piano toutes plus belles et plus pure les une que les autres. Parmi toutes ses notes je vois son visage, à elle.
Je fixe le vide en vous racontant cela, ignorant le froid, recroquevillé dans une veste bon marché, acheté dans cette même ville que je hais.
Je soupire, fatigué par ce qui m'entoure et que je ne supporte plus.
Je m'allonge sur le banc face au ciel bleu à moitié caché par un arbre qui n'a miraculeusement pas encore perdu toutes ses feuilles devenues multicolore. Elles tombent avec le vent, telle une pluie d'automne, et me couvrent de leur manteau humide. De mes yeux gris, j'observe les oiseaux s'enfuirent vers des pays plus chaud.
Mon c½ur se serre. Je voudrais tellement, moi aussi, avoir des ailes et m'envoler vers de plus beaux horizons. Vers celle qui me hante.
Où était-elle à cette heure ?
A Paris ? À Londres ? À New York ? Ou encore à Tokyo la ville où elle a grandi ?
Encore une fois ce mois cis je ressens les dures émotions que sont le chagrin, la tristesse, les remords et le vide que laisse une personne chère.
Son bonheur, son avenir, c'est tout ce qui a tellement compté pour moi.
A présent, pourtant, je ne désire plus que ses bras ou du moins sa présence.
Ma fierté d'homme venait d'en prendre un coup dus à cette révélation.
Au grand jamais je n'aurais pensé avoir de tels sentiments, ni de telles pensées.
Je n'ai jamais été destiné à la rencontrer, ni à devenir ce que je suis. Le hasard fait bien les choses. Mon père avait raison : j'étais capable d'être quelqu'un de bien. Il fallait juste m'en donner la peine.




gAbY

# Posté le lundi 27 octobre 2008 18:00

Modifié le lundi 27 octobre 2008 18:16

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Mon père... cet homme de lettre, arrogant, droit, sérieux mais si riche. Je l'avais tant haïs mais ma mère tant aimé.
Mais avait-elle aimé autre chose de lui que son argent ?
Il avait formé à eux deux le couple le plus misérable au monde.
Le cliché type des mariages arrangé.
Lui, célèbre, admiré pour ses travaux, bosseur, sérieux, inflexible, naïf.
Ma mère, terriblement belle, fêtarde, joyeuse, intenable...
Je me demande encore comment il est tombé dans ses filets.
Une fois en cloque, il lui avait été facile de convaincre mon père de l'épouser.
Elle avait 17 ans et lui 28 tout pile.
A peine mariée, elle a pris la « grosse tête », réclamant bijoux sur bijoux, robes toujours plus belles, plus chère mais surtout plus inutile.
Une grande maison avec un parc de plus de 10 hectares, de multiples chambres, salons et j'en passe.
A ma naissance, avant même de savoir parler je voulais tout d'après ma mère qui, bien sur, comprenait tout ce dont je désirais rien qu'en regardant mes yeux.
Le cadeau, que mon père me fit et qui me profita le plus, était ce magnifique piano à queue dont je ne séparais que rarement, jusqu'à la mort de ma mère alors que je venais de fêter mes 12 ans.
Elle m'avait fait à son image, elle m'avait appris à haïr mon père, à jouer du piano, à manipuler, à penser aussi peut-être !
J'étais complètement indépendant de sa présence et sans elle, ma vie n'avait plus de sens.
Je me suis retrouvé, à partir de ce moment, seul avec ce père droit et froid.

C'était un beau matin d'hiver dans ce vieux manoir que pour la première fois j'ai eu une confrontation avec mon père. De dehors, on pouvait entendre une surprenante mélodie, du Chopin je crois. La musique résonnait dans toute la maison illuminée par un magnifique soleil malgré le gel qui couvrait les vitres. Tout était en bois et cela grinçait tout le temps quoi que l'on fasse : que l'on monte les escaliers ou que tout simplement nous marchions à l'étage supérieur. De ce fait, j'avais entendu mon père monter les escaliers à notre rencontre.
Ma mère et moi étions dans la plus belle pièce du manoir, un petit salon dédié uniquement à mon piano dont j'adorais caresser les touches blanches et au fauteuil où elle s'asseyait pour coudre tout en m'écoutant.
J'étais concentré, pour faire le moins de fautes notes possible, depuis 3 mois déjà je travaillais sur ce morceau compliqué, quand il entra sans frapper.
Il se posta et me fixa. Une vingtaine de bonnes minutes passèrent et il continua à me fixer.
Quand j'eusse fini, ma mère applaudit comme toujours de bon c½ur.
Mon père, lui, resta droit et silencieux.
De sa gentillesse né, il ne put me sortir que « ce n'est pas en devenant pianiste que vous pourrez vivre. »
De là, j'avais fait éclater toute ma colère et m'était enfuit sans un mot dans ma chambre.
Je m'étais donné autant de mal pour rien. Du moins je le pensais à l'époque.
A présent je savais qu'il n'avait pas tord.

# Posté le lundi 27 octobre 2008 18:17

Modifié le mardi 04 novembre 2008 09:35

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Après avoir détruit une grande partie de ma chambre, je sortis dans le parc.
Ici il n'y avait plus aucune règle, juste la nature à perte de vue.
En me mettant assez loin, je pourrais hurler si l'envie me prenait, courir, ne plus bouger, me rouler dans la boue, sauter... Rien ne me fera changer d'avis sur ce fait : le jardin était synonyme de liberté.
L'herbe fraiche nettoyait mes chaussures et la rosée des arbres qui tombait régulièrement était la plus pure des douches.
Je me baissais, ramassait un bâton et il devint mon épée.
J'étais à présent chevalier.
Je m'amusait ainsi à me battre contre un dragon invisible ou le diable lui-même peut-être.
Du coin de l'½il, je vis une fusée rousse passé à coté de moi.
Surpris, je cherchais du regard la créature qui avait osé m'interrompre. Je tournis plusieurs fois sur moi-même et une immense peur, malgré mon courage, m'envahit. Je n'étais pas seul.
Je courus me cacher quand j'entendit ricaner. Ma peur s'envola : c'était donc humain.
Je me dirigea vers les buissons d'où venait le bruit. D'un coup, je me retrouvais plaqué au sol. Au-dessus de moi, une enfant me regarda le sourire au lèvres.
« Je t'ai eu ! » me dit-elle, me montrant toutes ses dents.
Je la fixais de mes yeux tout rond hésitant entre éclater de rage ou me prendre au jeu. Ses cheveux roux, long et lisse me tombait sur le visage comme une cascade de soleil. Son visage rond, ses yeux bruns qui brillaient comme des diamants enfouïent dans la terre, sa peau aussi pâle que la neige... elle fut mon premier amour. Elle me regardait perplexe... pourquoi ne lui répondais-je pas ?
Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, j'entendis une mélodie qui semblait résonner dans tout le parc. Ce fut d'abord un murmure comme si le vent emportait la musique du manoir mais ensuite il y eu cette voix. On chantait des paroles sur le murmure. Des paroles ? non pas vraiment juste des « la » enchainé les uns après les autres en suivant la musique. Cette voix n'avait aucun rapport avec mes souvenirs... C'est alors que j'ouvris les yeux. Je suis à nouveau dans le cimetière. Devant moi, une petite fille est assise par terre et elle fredonne une chanson. Je me laisse bercer par sa voix si douce et si pure... aussi pure que la rosée du parc de mon enfance.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 18:19

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:10